Relevé de conclusions de la réunion avec le Président du Conseil Départemental, en présence de l’IA-DASEN de la Somme. Mardi 19 juin 2018, 18h aux Feuillants

 

Chers collègues,

Nous vous informions de l’invitation du Président du Conseil Départemental à participer à un groupe contact sous format élargi mardi 19 juin à 18h.

Après l’assemblée générale du matin qui a rassemblé des adhérents du SNPDEN, du Sgen et des non syndiqués, nous avons arrêté les positions suivantes :

 – Nous ne pratiquons pas la politique de la chaise vide, qui est contraire à nos revendications de dialogue, d’autant que cette réunion a été organisée à la demande de l’IA de la somme.
– Nous élaborons un texte en commun avec mandat aux représentants syndicaux de le lire au nom de tous
– Si nos demandes n’étaient pas entendues, nous demanderions une suspension de séance pour éventuellement décider collectivement de quitter la réunion.

 

Lors de la réunion :

  • Le Président a expliqué les raisons de ses décisions, en les justifiants par des éléments « factuels » et de courage politique.
  • L’IA de la Somme a eu la parole et a rapporté que le ministère de l’EN serait vigilant au maintien de la qualité de l’offre éducative et pédagogique dans le département : internat, dispositifs particuliers (Segpa, Ulis, relais…)
  • Le Président nous a proposé de commenté son diaporama avec les diverses mesures. J’ai pris la parole au nom de tous pour expliquer que nous connaissions le contenu de ce document et que ce n’était pas la peine de le présenter. Que sa présentation appelait de nombreuses remarques, mais qu’avant, j’avais mandat pour lire une déclaration commune (voir texte joint).
  • Après cette lecture, le Président a pris note des éléments et a tenté de nous donner quelques éléments de réponse. L’IA de la Somme est resté muet, le visage grave.
  • Plusieurs collègues sont intervenus pour dénoncer la méthode et pointer les conséquences.
  • Le Président a fini par convenir que sa communication n’avait pas été pertinente, mais qu’il ne pouvait pas « ravaler » ses paroles. Mais qu’il maintenait que ses décisions étaient bonnes pour le bien commun et l’avenir du département, au regard des divers indicateurs (démographie, maillage économique du territoire, mixité sociale et scolaire…). Qu’il avait le courage de prendre des décisions difficiles, que personne n’avait prises avant et qui avaient démontrés leur efficacité lorsqu’il était à la tête de la Communauté de Commune de Bernaville.
  • Deux collègues, considérant que le dialogue était vain, ont déclaré ne plus rien attendre de la réunion et ont décidé de partir.
  • Nous avons décidé de les suivre, quand l’IA de la Somme a complété les propos du Président en rappelant les points de vigilance de l’EN. Puis la Principale du collège de Domart est intervenue à nouveau.
  • Je suis intervenu pour conclure la réunion en indiquant au Président que comme nous l’avions lu, pour nous la confiance était rompue. Nous n’envisagions plus de partenariat constructif avec lui et ses services, tant que nous (les personnels de direction) ne serions pas de nouveau entendus et respectés comme des interlocuteurs indispensables et nécessaires.
  • Comme nous l’avions lu, puis dit plusieurs fois, la collègue du Sgen a rappelé que le mode de communication du Président : annonce de décisions sans concertation est inacceptable.

 

Sur ces mots, nous avons tous quitté la réunion.

Le Secrétaire Départemental de la Somme

R. RIFFIOD